Comment nous nous sommes rencontrés (Part.1)

« She met a man in Amman »

Laurent- C’était le 10 juin 2010. Je rentrais du Timor-Leste où j’avais séjourné presque un mois et je devais passer à Amman pour faire un débriefing suite à ma mission professionnelle. Le plan était de passer deux journées et une nuit sur place avant de rentrer en France quelques jours puis de repartir pour le Bahreïn. En bref, juste une sorte de routine à une époque où les hôtels et les avions étaient un peu mon quotidien… Mais j’avais bien choisi mon jour puisque le soir de mon arrivée se tenait une soirée de gala organisée par l’ONG « Generations For Peace » à l’occasion de la clôture de l’un de leurs camps de leadership autour de la paix et du sport. Peu importe les 8 heures de décalage horaire, j’enfile un costume et je retrouve tout le staff du camp dans le hall de l’hôtel…

Lynne- C’était le 10 juin 2010. Je venais de passer une semaine en tant que consultante pour « Generations for Peace » pour former des gens de partout dans le monde à utiliser le sport comme outil pour la paix. Une fois ma mission terminée, j’enchaîne en Syrie pour une mission dans le cadre de mon travail à l’époque avec l’Entraide universitaire mondiale du Canada. Mon plan était d’y rencontrer des partenaires pour ensuite retourner chez moi à Ottawa (Canada). Mes 4 jours prévus de réunions se sont finalement transformés en une journée de travail. Ma nature aurait voulu que je profite de mon séjour pour visiter du pays, mais j’avais une petite voix qui me disait que je devais absolument retourner à Amman et célébrer la dernière soirée avec les participants que j’avais formés pendant une semaine. Ce que je ne savais pas est que cette décision allait me réserver une bien belle surprise! J’arrive donc à Amman, j’enfile ma plus belle robe et me retrouve dans le hall de l’hôtel où j’aperçois une grande silhouette s’approcher et s’arrêter, à ma grande surprise pour parler avec notre groupe.  Aussitôt, mon coeur s’emballe. Mon amie Judy, une canadienne également présente pour animer le camp, me présente en disant « Lynne, tu es francophone et tu joues au volleyball, je te présente Laurent, français qui joue aussi au volleyball ».

Le temps d'une soirée...

Laurent- Je m’avance donc dans ce groupe où je ne connais presque personne. J’ai l’impression d’être un peu la pièce rapportée n’ayant pas vécu l’euphorie des dix jours précédents, quand Judy me présente Lynne, une canadienne volleyeuse qui parle français. Nous savons tous que le monde est petit, mais là, nous ne pouvions imaginer qu’en à peine quelques secondes, nous avions autant de connaissances en commun. Parmi elles, mon ancien coach canadien lorsque j’étais pro à Tourcoing. Julien avait été le Collègue de Lynne à Volleyball Canada. Il n’en fallait pas plus pour engager la conversation et commencer à refaire le monde du volley international. Puis la soirée de gala se passe, je retrouve certains amis rwandais qui avaient participé au camp avant de remonter dans les bus qui nous ramènent à l’hôtel. Ceux qui me connaissent bien savent que je suis souvent parmi les derniers à partir. Cette soirée n’échappe pas à la règle et je me retrouve presque tout seul à rejoindre le dernier minibus où il ne reste plus que…Lynne. Tiens, quel heureux hasard! 

Lynne- Quelle soirée ! Je l’ai passée à profiter de cette belle célébration tout en gardant un oeil discret (ou non) envers ce grand bel homme qui était tout au fond de la salle. Et bien oui, je me suis organisée pour être une des dernières à partir pour, par hasard, raccompagner Laurent à l’hôtel. Je ne voulais tout de même pas le laisser rentrer tout seul. Pour l’impressionner, je lui ai ouvert la porte du minibus. Malheureusement je l’ai arrachée et elle m’est restée dans les mains. Et oui, la vraie bucheronne, tout en finesse… On rentre malgré tout à l’hôtel où l’on termine la soirée au bar à se partager nos histoires. Je me suis complètement retrouvée dans toutes ses aventures de vie et de philosophie commune. Le lendemain, dès que j’en ai l’occasion, je me rapproche de Laurent. On passe trois jours mémorables à se balader dans les rues d’Amman, se raconter nos vies et nos envies. Avec grande tristesse, le quatrième jour est le jour du départ. On prend le même taxi pour se rendre à l’aéroport, je voulais passer toutes les minutes que je pouvais en sa compagnie. Je rentre au Canada, triste de m’éloigner…

Laurent- Finalement le séjour jordanien durera 4 jours au lieu des deux prévus initialement. Je ne sais encore pour quelle raison, mais nos amis de « Generations For Peace » ont décidé de prolonger notre séjour. Le débriefing attendra donc et laisse place à un peu de tourisme dans les rues d’Amman, dans les environs de la mer Morte le long de la rivière Jourdain. Lynne et moi nous retrouvons dès que l’on peut et une complicité s’installe vraiment. Avant de quitter la Jordanie, j’en ai beaucoup appris sur sa famille, le Nouveau-Brunswick mais aussi sur le dialecte un peu particulier appelé le « Chiac » qui bien que très populaire du côté de l’Acadie, n’est pas parvenu à se répandre au-delà d’un rayon de quelques dizaines de kilomètres autour de Moncton… Autant dire qu’il faut parfois s’accrocher pour décoder les messages. Le point rassurant c’est qu’avec le temps, l’oreille s’y fait et c’est « right bon »!… À vrai dire, je suis tombé sous son charme et la question était désormais: comment en connaître un peu plus?...

A suivre...

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